COURIR VITE, la clef de la réussite par Jean Claude Le Cornec

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Pourquoi courir lentement quand on est capable de courir vite !

Pourquoi s’astreindre à effectuer des kilomètres et des kilomètres à l’entrainement !

Pourquoi s’astreindre à passer des heures et des heures d’entrainement à une allure inférieure à celle que vous envisagez courir le jour de la compétition !

J’ai été confronté moi-même à ce dilemme. Les hasards de la vie font que je rencontre deux personnes qui m’apporteront beaucoup dans ma façon d’appréhender l’entrainement et de surcroit la compétition. Philippe Strady, mon entraineur de l’époque et le docteur/entraineur Hervé Stéphan à qui l’on doit la mise en place de nombreux tests d’effort et qui dirigeait le CMTA (Centre Médical de Technologies Avancées),  basaient l’entrainement que sur de la qualité.

Bien que n’étant pas de niveau international, je suis rapidement rentré dans le carcan et courir dès les deux, trois premiers kilomètres à 15 ou plus devenait naturel chez moi. Je dois vous avouer que sur les premiers cycles qui duraient 3 semaines, cela m’a fait tout drôle. Comme beaucoup, je n’étais pas du tout habitué à ce type d’entrainement.

Des années après, passionné par l’entrainement et la physiologie de l’effort, c’est à mon tour d’enseigner ce que l’on m’a appris et à transmettre par la même occasion ma petite expérience de la compétition.

Avant de continuer plus en détail dans cet approche qui loin d’être une approche personnelle est surtout une question de bon sens, il est important de savoir que tous les athlètes que j’ai eu à entrainer et que certains qui n’ont pas atteint la limite d’âge et j’entraine encore n’avaient pas l’habitude de courir vite.

Le cas le plus démonstratif est le cas de Paul*. Quand je l’ai pris en charge, il passait 17h00 d’entrainement la semaine et courait le marathon en 3h30. Rapport temps passé/performance accomplie, je pense qu’il y avait un déséquilibre énorme. Vous ne pensez pas !!

Psychologiquement, ce fut très dur pour ce coureur à s’adapter aux nouvelles contraintes d’entrainement.  D’autant plus que j’ai supprimé d’office 10h d’entrainement la semaine. Le calcul est donc rapide à faire : 17h – 10h = 7h00. Mais 7h de course rapide, tout du moins dans les seuils qui auraient du être les siens.

La conclusion de ce changement était que Paul était moins fatigué et qu’en quelques mois il est passé de 3h30 au marathon à 2h45 soit un gain de 45’.  Encore une fois, je n’avais rien inventé, c’est la logique même de l’entrainement, à savoir ne pas faire le kilométrage inutile qui à la longue « use » l’organisme mais courir à « vitesse utile ».

Cet  exemple cité ci-dessus n’est pas propre aux « coureurs lambdas », certains athlètes nationaux et internationaux que j’ai eu la chance de suivre commettaient la même erreur et tous progressaient en étant moins fatigués.

L’objectif pour tout coureur de faire un chrono en compétition. Alors pourquoi courir lentement à l’entrainement quand le jour de la compétions, il faudra courir vite ?

 La science a fait d’énorme progrès et nous sommes depuis déjà de nombreuses années capables d’analyser  toutes les filières énergétiques et surtout capable d’évaluer l’individu. Les différents tests d’effort mis à notre disposition avec prises de lactates nous indiquent avec précision les vitesses de travail. Lors de ces mêmes tests, on peut vérifier si il ya un déséquilibre entre les filières énergétiques, déséquilibre que l’on pourra corriger à l’entrainement.

Pour autant, un test d’effort est onéreux, ne pensez surtout pas que sans test en laboratoire, on ne peut rien analyser ! Différents tests de terrain sont à votre disposition

*les prénoms ont été volontairement changés

JCJean Claude Le Cornec
Fondateur de SDPOrganisation
Membre du bureau Directeur de l’AEIFA

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